André Taillefer, La justice militaire dans l'armée de terre en France et dans les principaux pays (1895)
“ L'armée ne peut bien sentir l'équité du coup qui est frappé que s'il part de ses rangs. C'est seulement devant ce juge, ce pair qui connaît ses habitudes, comprend son langage, sait les devoirs qu'il pratique lui-même, que le coupable peut trouver une indulgence sans péril, s'il n'y a eu que faiblesse, une justice non suspecte, s'il y a eu crime. Traduit devant les tribunaux ordinaires, le militaire y rencontrerait des magistrats qui ne peuvent avoir au fond du cœur ce sentiment vif et profond du devoir militaire qui est le guide et l'âme du juge d'épée. ”
