Délit militaire

Définition et enjeux

André Taillefer,  La justice militaire dans l'armée de terre en France et dans les principaux pays (1895)

“ C'est donc le mauvais exemple qu'il faut avant tout combattre et supprimer. Tandis que le crime ou délit civil se commet dans l'ombre, sans témoins autant que possible, qu'une information souvent pénible et longue est nécessaire, sans que parfois la vérité apparaisse d'une façon suffisamment nette, le délit militaire, en temps de guerre, présente ce caractère particulièrement grave qu'il a toujours une grande quantité de témoins « pliés uniformément sous l'effort de la loi, et qui, sarts cet effort, se redresseraient à un moment donné avec une anarchique violence ». ”
Source : Gallica

Maxime Petit,  Dictionnaire usuel de droit (1904)

“ « Tout individu appartenant à l'armée en vertu soit de la loi de recrutement, soit d'un brevet ou d'une commission, est justiciable des conseils de guerre. » Ce n'est pas la nature de l'acte, mais la qualité de ragent qui détermine la compétence. Un délit ordinaire devient un délit militaire chaque fois qu'il a été commis par un militaire. Mais tous les délits commis par des militaires ne sont pas nécessairement des délits militaires. Les militaires, en effet, peuvent se rendre coupables de délits de droit commun, et les peines dont ils sont passibles dans ce cas sont celles du Code pénal. ”
Source : Gallica

André Taillefer,  La justice militaire dans l'armée de terre en France et dans les principaux pays (1895)

“ Dans le premier, les parlements se regardaient comme juges de tous les délits communs, tels que le vol, l'assassinat, par quelque personne qu'ils eussent été commis ; ils ne laissaient à la juridiction militaire que la désertion, les manquements à la consigne, à la discipline, en un mot les délits que les militaires seuls peuvent commettre. Dans le système actuel, tout délit commis par' un militaire est réputé délit militaire. ”
Source : Gallica

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