Pierre Legrand, Études sur la législation militaire et sur la jurisprudence des conseils de guerre et de révision… (1835)
“ Quand, au contraire, le jugement est confirmé, et qu'aucun sursis , précurseur d'une grâce, n'a été d'avance accordé au condamné, tout se prépare pour l'exécution. Nous avons vu que les soldats condamnés à des peines graves comptaient autant sur leur recours en grâce que sur leur pourvoi en révision. C'est qu'en effet les grâces sont très-fréquentes. Quand une loi n'est plus en rapport avec les mœurs, quand son application inexorable soulèverait les esprits, le pouvoir du roi vient rétablir l'équilibre et proportionner par une juste commutation la peine au délit. ”
