Résumé

Laurent-Basile Hautefeuille Guide des juges marins : code de justice militaire pour l'armée de mer… (1860)

C'est surtout au moment du danger que tous les individus embarqués ont le devoir de réunir toutes leurs forces, pour assurer le salut commun. Celui qui manque à ce devoir, qui, par un égoïsme aveugle ou par lâcheté, abandonne sans ordre le bâtiment ou la plage, commet un crime contre tous. Cependant, même dans ce cas, tous les hommes ne sont pas coupables au même degré ; le marin doit être plus sévèrement puni que le passager, dont un péril, inconnu pour lui, glace le courage et paralyse l'énergie.
L'officier est plus coupable que le matelot.
Source : Gallica

Laurent-Basile Hautefeuille Guide des juges marins : code de justice militaire pour l'armée de mer… (1860)

C'est une heureuse application du principe que la compétence est déterminée par le lieu où le fait coupable a été commis. Tous les auteurs, tous les complices d'un crime ou d'un délit commis dans l'intérieur des ports, arsenaux et établissements de la marine, quelle que soit leur condition ou leur position, marins, embarqués ou non, soldats de terre ou de mer, ouvriers libres ou au service, civils même, sont justiciables du tribunal maritime, lorsque- le fait incriminé est de nature à compromettre soit la police ou la sûreté-de l'établissement, soit le service maritime.
Source : Gallica

Laurent-Basile Hautefeuille Guide des juges marins : code de justice militaire pour l'armée de mer… (1860)

La pénalité est beaucoup plus forte que celle édictée contre les déserteurs non officiers, puisqu'elle s'élève, en temps de guerre, à une peine criminelle ; mais elle me paraît parfaitement en rapport avec le fait. L'homme qui a l'honneur de porter l'épaulette, ou les broderies de l'assimilation, doit à tous ses inférieurs l'exemple du devoir accompli ; s'il se rend coupable d'un délit ou d'un crime, il doit être puni plus sévèrement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature