Code de justice militaire

Définition et enjeux

Collectif,  Encyclopédie anarchiste

“ C’est avec tristesse que nous réservons ici sa place au Code le plus spécial de tous : le Code de Justice militaire. Il excède le droit commun, il excède le droit humain. Il a mérité son châtiment ; qu’il soit exposé au pilori d’abord, qu’il soit ensuite condamné au bûcher. Ces supplices de l’ancien droit sont bien dus à son archaïsme. Édicté en 1857, il a été modifié par la loi du 18 mai 1875. Il n’en reste pas moins indigne de la nation qui s’astreint au service militaire ou qui se lève en armes pour la défense de ses foyers.
Il contient, pour les délits militaires, un Code pénal effrayant.
”
Source : Wikisource

Adolphe-Léon-Joseph Vexiau,  Commentaire abrégé sur le code de justice militaire pour l'armée de terre… (1882)

“ C'est un principe de droit public que tous les prévenus d'un même crime ou d'un même délit doivent être traduits devant le même tribunal. En conséquence, comme il n'est pas possible d'enlever un citoyen à ses juges naturels, la loi militaire doit s'abaisser devant la loi commune, mais uniquement pour les formalités de la procédure et du jugement ; car, en ce qui regarde la peine à appliquer, les justiciables des conseils de guerre sont punis d'après la loi militaire. ”
Source : Gallica

Portrait de Albert Joly Albert Joly,  3e Conseil de guerre de Versailles… (1871)

“ Toute l'économie du code de justice militaire repose sur cette distinction. Aussi, chaque fois qu'il s'agira d'un crime ou d'un délit qui n'aura pas pour unique objet l'agent qui l'a commis; si ce crime ou délit peut avoir pour l'armée des conséquences désastreuses, la peina édictée contre le coupable sera sévère, très sévère; et, qu'il s'agisse alors d'ennemis ou de rebelles, comme l'intérêt direct de l'armée est en jeu, le salut public exige qu'on mette sur le même pied les rebelles et l'ennemi. ”
Source : Gallica

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