Jack London,
Le Loup des mers
(1904)
“ Je m’avançai sur le pont. Par suite de mon immersion prolongée, j’étais encore très faible. La goélette donnait fortement de la bande et piquait du nez dans la grande houle du Pacifique. Une rafale me fit perdre l’équilibre sur ce plancher mouvant, et je m’en allai rouler jusqu’à un capot, auquel, après m’être relevé, je m’arc-boutai de mon mieux.Si le navire, comme me l’avait dit Johnson, faisait voile vers le sud-ouest, le vent, lui, soufflait du plein sud. Le brouillard s’était dissipé et le soleil brillait au ciel, reflété par les mille facettes cristallines de la mer. ”

