Jack London

Jack London

Résumé

Portrait de Jack London Jack London Noir et Blanc

Dès que l’occasion se présenta, j’offris Bellone en cadeau à John Claverhouse. Je savais ce que je faisais, car je lui connaissais une petite faiblesse : depuis longtemps il se rendait régulièrement coupable d’un péché mignon et discret.
— Non ! s’excusa-t-il quand je glissai dans sa main l’extrémité de la laisse. Non ! ce n’est pas possible !
Sa bouche s’ouvrit comme un four et il sourit de toute sa détestable face de lune.
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En remontant la colline, j’entendais encore les échos de son horrible rire.
Or, je me flatte de ne jamais accomplir une besogne à moitié. Quand je pris la résolution de tuer John Claverhouse, ce fut avec l’idée fixe d’agir de façon à m’éviter tout regret ultérieur. Je hais le bousillage et déteste la brutalité. Le fait de frapper quelqu’un bêtement, avec le poing nu, me répugne, m’écœure.
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Un homme affublé d’un patronyme pareil mérite-t-il de vivre ? Répondez-moi franchement. Non, n’est-ce pas ? C’est aussi mon opinion.
Mais je pensai à ses échéances. La destruction de sa grange et de ses récoltes ne lui permettrait pas d’y faire face. Je persuadai un usurier, aux lèvres cousues et aux poings serrés, de se faire transférer les billets. Et, sans paraître en nom, par l’intermédiaire de ce grippe-sou, je provoquai les protêts : quelques jours de grâce seulement, pas plus que la loi n’en prévoyait, croyez-m’en, furent accordés à John Claverhouse pour vider les lieux.
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