Jack London,
Les Temps maudits
(1911)
“ Tom King, dans un éclair d’amertume, repensa à ce morceau de bifteck et regretta de ne pas l’avoir derrière le coup de poing qu’il devait appliquer à toute force. Il se raidit dans l’effort, mais le coup ne fut ni assez lourd ni assez rapide. Sandel oscilla sans tomber : il recula en titubant jusqu’aux cordes et s’y retint. Tom King le suivit en chancelant et, dans une angoisse mortelle, lui décocha un nouveau coup. Mais son organisme venait de le trahir. Rien ne subsistait en lui qu’une intelligence combative et voilée par l’épuisement. Le coup destiné à la mâchoire n’atteignit que l’épaule. ”
