Gustave Boisson, Les veillées vendéennes : contes en vers (1892)
“ « Il va rejoindre la serviette. » Le jour suivant, frais, dispos et joyeux, A basse heure Chusson continua sa route Avec un bouc noir tout pareil A celui que, dans son sommeil, L'hôtesse a pris, sans qu'il s'en doute. « Allons, femme 1 dit-il en arrivant chez lui, « Je ne vais pas te tromper aujourd'hui « Tends-moi vite ta devantère 1 » L'autre, se défiant, la tend sans s'émouvoir. Le bonhomme l'étalé à terre Et crie au bouc : « Fais ton devoir 1 » Horreur ! Le bouc emplit la dorne De petits crottins noirs au parfum peu tentant, Tels que tout autre bouc en aurait fait autant. ”
