Résumé

Gustave Boisson Les veillées vendéennes : contes en vers (1892)

« Il va rejoindre la serviette. »
Le jour suivant, frais, dispos et joyeux, A basse heure Chusson continua sa route Avec un bouc noir tout pareil A celui que, dans son sommeil, L'hôtesse a pris, sans qu'il s'en doute.
« Allons, femme 1 dit-il en arrivant chez lui,
« Je ne vais pas te tromper aujourd'hui « Tends-moi vite ta devantère 1 » L'autre, se défiant, la tend sans s'émouvoir.
Le bonhomme l'étalé à terre Et crie au bouc : « Fais ton devoir 1 » Horreur ! Le bouc emplit la dorne De petits crottins noirs au parfum peu tentant, Tels que tout autre bouc en aurait fait autant.
Source : Gallica

Gustave Boisson Les veillées vendéennes : contes en vers (1892)

Baudry d'Asson remporta la victoire, Et ses soldats qui prenaient goût au jeu, Reçurent là le baptême du feu.
Vous avez tous appris dans votre histoire Que ce baptême en fit de vrais héros Prêts à braver les périls les plus gros, Et qui devaient, par leur audace extrême Et leur amour blâmable d'un passé Partout ailleurs justement renversé,
Mettre en péril la République même.
Si de nos jours le peuple est plus sensé, Il parle encor de ce temps avec joie Et vous dira: « La guerre a commencé « Un vendredi, jour de foire de l'Oie. »
Source : Gallica

Gustave Boisson Les veillées vendéennes : contes en vers (1892)

Au jour marqué par lui, les mécontents Vont en grouée à la foire de l'Oie, Mêlés parmi la foule dont la joie Éloigne tous soupçons compromettants Dans une gîte il fait en même temps Cacher les gas qui possèdent des armes, Mauvais fusils qui partent quelquefois, Mais plus bruyants que dangereux, je crois.
Ils devront tous venir, en cas d'alarmes, Porter secours à ceux dont l'armement Est fait de ces lourds bâtons seulement Dont la courroie autour du poing s'enroule.
Égadillés au milieu de la foule, C'est sur ceux-ci que l'on compte surtout Pour le succès de ce superbe coup.
Source : Gallica

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