Résumé

Portrait de Paul Sébillot Paul Sébillot Contes des landes et des grèves

Cap’taine, dit le mousse qui les entendait : il y a un moyen de me faire redevenir homme ; mais il n’est pas facile. Il faudrait aller dans un port, loin, bien loin d’ici : aucun capitaine ne le connaît, et il s’appelle le Port-aux-Sorciers : c’est là que se rendent tous les matelots-sorciers. C’est aussi là que demeure, dans un beau château, la fée qui m’a emmorphosé. La baguette dont elle s’est servie est pendue au plafond de sa salle, et si quelqu’un me l’apportait, je serais à l’instant démorphosé.
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Le doreur vint dorer la queue du Renard, qui s’en alla, et sa queue brillait au soleil. Comme il s’en revenait, il trouva des perdrix sur sa route.
— Compère le Renard, lui dirent-elles, comme tu es beau ; le bout de ta queue est comme de l’or.
— Si vous voulez venir avec moi, vous serez aussi belles et aussi dorées que moi, répondit-il.
Les perdrix le suivirent, et compère le Renard les mena au roi, à qui il dit :
— Sire, voilà des perdrix que le marquis de Carabas vous envoie.
— Il est donc bien riche, le marquis de Carabas ! dit le roi ; que veux-tu pour ta peine, compère le Renard ?
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Bientôt le vieil aigle arriva ; les autres oiseaux lui avaient gardé un peu de nourriture ; mais il n’en fit qu’une bouchée et s’écria :
— J’ai faim !
— D’où viens-tu, vieil aigle ? lui demanda Décampe.
— De la capitale des Montagnes d’Or ; c’est là qu’il y a à manger ! la fille du roi doit se marier demain ; par toute la ville on ne voit que bœufs éventrés, que moutons tués, que volailles à qui on a tordu le cou.
— Ah ! vieil aigle, toi qui es si fort, est-ce que tu ne pourrais pas m’y porter ? dit Décampe.
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