Charles Perrault,
Les contes des fées
(1882)
“ Quoi ! après tant de cruelles agitations ; quoi! après avoir tant balancé si je garderais mes serments aux dépens d'un crime, j'ai ôté la vie à une charmante princesse que j'étais né pour aimer! ses charmes m'ont ravi dès le moment que je l'ai vue ; cependant je n'ai pas eu laforce de m'affranchir d'un serment qu'un frère possédé de fureur avait exigé de moi par une indigne surprise ! Ah ! ciel ! peut-on songer à vouloir punir une femme d'avoir trop devertu? Eh bien! Riche-Cautèle, j'ai satisfait ton injuste vengeance; mais je vais venger Finette, à son tour, par ma mort. ”
