Charles Perrault,
Contes des fées, par Ch. Perrault…
(1817)
“ Ne vous affligez pas tant, madame, lui dit la fée; votre fille sera récompensée d'ailleurs, et elle aura tant d'esprit, qu'on ne s'apercevra presque pas qu'il lui manque de la beauté. Dieu le veuille! répondit la reine; mais n'y auroit-il point un moyen de faire avoir un peu d'esprit à l'aînée qui est si belle? Je ne puis rien pour elle, madame, du côté de l'esprit, lui dit la fée, mais je puis tout du côté de la beauté; et comme il n'y a rien que je ne veuille pour votre satisfaction, je vais lui donner pour don de pouvoir rendre beau ou belle la personne qui lui ”
