Charles Deulin, Les Contes de ma mère l’Oye avant Perrault
“ « Faites-nous des contes de Peau-d’Ane, » on dirait certainement : « Faites-nous des contes de Barbe bleue ou du Petit Poucet. » Ce résultat est dû évidemment à la prose de Perrault, et c’est le plus haut degré de gloire où puisse atteindre un écrivain. Peau d’Ane ne paraît point avoir joui de cette suprématie chez les autres peuples. Ce qui lui a valu en France cet immense succès, ce n’est pas la situation de l’héroïne, qu’on retrouve non moins touchante dans une foule d’autres contes, ce sont ses trois robes qui font un si brillant contraste avec son horrible déguisement. ”
