Résumé

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France

Quand le bûcheron du temps de Perrault et de la Fontaine rencontre une apparition au coin du bois, c’est la Mort, et elle est telle quelle lui fait peur, et qu’après l’avoir invoquée, il la révoque, la trouvant encore pire que la Vie. Il n’y a pas, dans le Petit Poucet, d’apparition de la Mort, mais il n’y a pas non plus de visite de fée secourable. On ne l’attend pas, du reste, et on n’est pas déçu. Le bûcheron et la bûcheronne sont convaincus que les fées sont de trop grandes dames pour se déranger pour de si pauvres gens. Ils ne croient qu’aux malins esprits et n’en connaissent pas de bons.
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Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France (1883)

Il lui dit : « Adorable Florine, merveille de nos jours ! pourquoi voulez-vous finir si promptement les vôtres ? Vos maux ne sont point sans remède. – Hé ! qui me parle, s'écria-t-elle, d'une manière si consolante ? – Un roi malheureux, reprit l'oiseau, qui vous aime et n'aimera jamais que vous.
– Un roi qui m'aime ! ajouta-t-elle. Est-ce ici un piège que me tend mon ennemie ? Mais, au fond, qu'y gagnera-t-elle ?
si elle cherche à découvrir mes sentiments, je suis prête à lui en faire l'aveu. – Non, ma princesse, répondit-il, l'amant qui vous parle n'est point capable de vous trahir. »
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Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Histoire des Fées et de la Littérature féerique en France (1883)

Tout rassasié est un affamé. Tout Salomon attend sa princesse Balkiss, sa reine de Saba.
Mais si ce dédommagement, cette réparation, cette revanche de la vie idéale, de la vie du songe, de la vie telle qu'on la voudrait, qui console de la vie telle qu'elle est, sont un besoin, même pour les puissants, les grands, les riches, à combien plus forte raison le sont-ils pour les pauvres, les humbles, les simples, les déshérités, les sacrifiés de ce monde ! A ceux-là, à ces disgraciés de la terre, il reste, pour les dédommager, pour les consoler, pour les venger, les délices du royaume des cieux.
Source : Gallica

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