Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ « Où est votre mère, dit le calife ? » « Elle n’ose paroître à vos yeux, répondit Alaeddin. » « Pourquoi donc, dit le calife, elle n’a rien à craindre ? » Et aussitôt il l’appela lui-même. Elle vint, et se prosterna devant le souverain. « Tout-à-l’heure, lui dit-il en riant, vous vouliez me prendre pour maître, et vous charger de voler les femmes, et maintenant vous me fuyez ! Ce n’est pas le moyen de faire des progrès. » La vieille, un peu rassurée, demanda pardon au calife, qui fit venir aussitôt un cadi, répudia la princesse de Perse, et la maria avec Alaeddin. ”
