William Thomas Beckford,
Vathek/Édition Mallarmé 1893
“ Je souffre, je souffre, un feu impitoyable dévore mon cœur. En disant ces mots, Suleïman éleva ses deux mains vers le ciel en signe de supplication, et le Calife vit que son sein était d’un cristal transparent, au travers duquel on découvrait son cœur brûlant dans les flammes. À cette terrible vue, Nouronihar tomba comme pétrifiée dans les bras de Vathek : Giaour ! s’écria ce malheureux prince, dans quel lieu nous as-tu conduits ? Laisse-nous en sortir ; je te tiens quitte de toutes ces promesses. Ô Mahomet ! n’y a-t-il plus de miséricorde pour nous ? ”

