William Thomas Beckford

William Thomas Beckford

Résumé

Portrait de William Thomas Beckford William Thomas Beckford Vathek/Édition 1787 Paris

La vision du bain enchanté, le désespoir de son père, & sur-tout la figure majestueuse de Vathek lui rouloient dans l’esprit. Elle se ressouvenoit d’avoir été malade & mourante, aussi bien que Gulchenrouz ; mais toutes ces images étoient confuses dans sa tête. Ce lac singulier, ces flammes réfléchies dans les eaux paisibles, les pâles couleurs de la terre, ces cabanes bizarres ; ces joncs qui se balançoient tristement d’eux-mêmes, ces cigognes, dont le cri lugubre se mêloit aux voix des nains ; tout la convainquit que l’ange de la mort lui avoit ouvert le portail de quelque nouvelle existence.
Source : Wikisource

Portrait de William Thomas Beckford William Thomas Beckford Vathek/Édition 1787 Paris

Mais n’espérez pas de manger cette Nouronihar ; après ce qu’elle m’a fait souffrir, elle sera assez méchante pour vous manger vous-même.
Cesse de faire l’imbécille, dit Vathek ; tu seras bientôt convaincu que celle que je tiens dans mes bras, est Nouronihar, bien fraîche & très-vivante. Va faire dresser mes tentes dans une vallée que j’ai remarquée ici près ; je veux y fixer mon habitation avec cette belle tulipe dont je ranimerai les couleurs. Fais en sorte de nous pourvoir de tout ce qu’il faut pour mener une vie voluptueuse jusqu’à nouvel ordre.
Source : Wikisource

Portrait de William Thomas Beckford William Thomas Beckford Vathek/Édition 1787 Paris

Vathek, vomissant mille blasphèmes, fut forcé tout comme les autres de mettre ses pieds sacrés à terre.
Jamais rien de pareil n’étoit arrivé : les dames qui ne savoient pas se tirer d’affaire, tomboient dans la fange, pleines de dépit, de honte & de rage. Moi, marcher ! disoit l’une ; moi, mouiller mes pieds ! disoit l’autre ; moi, salir mes robes ! s’écrioit une troisième : exécrable Bababalouk !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature