William Beckford

Résumé

William Beckford,  Vathek

“ L'air, auprès du pavillon impérial, était sans cesse agité par le mouvement des éventails; un jour tendre qui passait au travers des mousselines éclairait ce lieu de volupté, et le Calife y jouissait en plein des charmes de Nouronihar. Enivré de délices, il écoutait avec transport sa belle voix, et les accords de son luth. De son côté, elle était ravie d'entendre les descriptions qu'il lui faisait de Samarah, et de sa tour remplie de merveilles. Elle se plaisait surtout à lui faire répéter l'aventure de la boule, et celle de la crevasse où le Giaour se tenait auprès du portail d'ébène. ”
Source : Gutenberg

William Beckford,  Vathek

“ Quand le Calife le jugea à propos, il appela Bababalouk qui dormait dans la caverne de Meimouné, et rêvait que le fantôme de Nouronihar l'avait remis sur l'escarpolette, et lui donnait un tel branle, que tantôt il planait au-dessus des montagnes, et tantôt touchait aux abîmes. A la voix de son maître, il s'éveilla en sursaut, courut tout essoufflé, et pensa tomber à la renverse, lorsqu'il crut voir le spectre auquel il venait de rêver. Ah! Seigneur, s'écria-t-il en reculant dix pas, et mettant sa main devant ses yeux: est-ce que vous déterrez les morts? ”
Source : Gutenberg

William Beckford,  Vathek

“ Quand Nouronihar le vit prêt à perdre patience, elle s'approcha de lui avec un respect affecté, et lui dit: «Seigneur, il n'est pas décent que le chef des eunuques du Calife, notre Souverain, se tienne ainsi debout; daignez reposer votre gentille personne sur ce sopha, qui se rompra de dépit s'il n'a pas l'honneur de vous recevoir.» Charmé de ces accents flatteurs, Bababalouk répondit galamment: «Délices de mes prunelles, j'accepte la proposition qui découle de vos lèvres sucrées; et à dire vrai, mes sens sont affaiblis par l'admiration que m'a causée la splendeur rayonnante de vos charmes.» ”
Source : Gutenberg

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