Clodomir Rouzé, Analyses littéraires de fables de La Fontaine et de morceaux choisis… (1892)
“ Tous les plaisirs couraient au-devant de ses voeux : La faim aux animaux ne faisait point la guerre ; Le blé, pour se donner, sans peine ouvrant la terre, N'attendait pas qu'un boeuf, pressé de l'aiguillon, Traçât à pas tardifs un pénible sillon. La vigne offrait partout des grappes toujours pleines, Et des ruisseaux de lait serpentaient dans les plaines. Mais dès ce jour, Adam, déchu de son état, D'un tribut de douleur paya son attentat. Il fallut qu'au travail son corps rendu docile, Forçât la terre avare a devenir fertile. ”
