Clodomir Rouzé

Élements biographiques

Clodomir Rouzé Analyses littéraires de fables de La Fontaine et de morceaux choisis… (1892)

Tous les plaisirs couraient au-devant de ses voeux :
La faim aux animaux ne faisait point la guerre ;
Le blé, pour se donner, sans peine ouvrant la terre,
N'attendait pas qu'un boeuf, pressé de l'aiguillon,
Traçât à pas tardifs un pénible sillon.
La vigne offrait partout des grappes toujours pleines,
Et des ruisseaux de lait serpentaient dans les plaines.
Mais dès ce jour, Adam, déchu de son état,
D'un tribut de douleur paya son attentat.
Il fallut qu'au travail son corps rendu docile,
Forçât la terre avare a devenir fertile.
Source : Gallica

Clodomir Rouzé Grammaire française, rédigée d'après le programme officiel des écoles de la ville de Paris… (1874)

Le supplice du loup touche le fabuliste, qui aime ses animaux avec tendresse : On astomma la pauvre bête. Et le récit finit par un trait de mœurs qui amène tout naturellement la morale.
Ainsi, plus de bonheur et de justesse dans la conception de la fable, plus de vérité dans les détails, plus d'émotion dans le sentiment, voilà ce qui fait ici la supériorité de La Fontaine et le rend partout inimitable.
Source : Gallica

Clodomir Rouzé Grammaire française, rédigée d'après le programme officiel des écoles de la ville de Paris… (1874)

Nous vivons comme nous pouvons, répondit la mouche : la pauvreté n'est pas un vice ; mais la colère en est un grand. Vous faites du miel qui est doux, mais votre cœur est toujours amer ; vous êtes sages dans vos lois, mais emportées dans votre conduite. Votre colère, qui pique vos ennemis, vous donne la mort, et votre folle cruauté vous fait plus de mal qu'à personne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature