Henri Delavenne

Élements biographiques

Henri Delavenne,  Petite anthologie des écoles et des pensionnats… (1877)

“ De trouver pour sa soif un calice de rose, De courber en jouant le roseau frissonnant, Et d'être le bijou que la nature pose, Au matin de sa fête, à son front rayonnant !
Laisse-le s'envoler, frère ! pour que je voie Son aile entre tes doigts glisser en frémissant; Pour que l'écho tressaille au son d'un cri de joie, Pour que, près de son nid, l'on s'arrète en passant ; Pour que le voyageur assis dans la prairie L'écoute, et pense au Dieu qui le donne au vallon ; Pour que, s'en retournant vers sa branche fleurie, Il aille à ses petits dire que l'homme est bon !
”
Source : Gallica

Henri Delavenne,  Grammaire de la langue française… (1874)

“ Ce qu'on regrette de l'ancienne éducation, c'est ce qu'elle avait de moral, et non ce qu'elle avait d'instructif ; c'est le respect qu'on avait pour les maîtres ; c'est le spectacle de leur vie et l'idée qu'on s'en faisait ; c'est l'innocence de ce temps, et la piété qu'on inspirait à l'enfance pour les hommes et pour le ciel : bonheur de l'homme à tous les âges. ”
Source : Gallica

Henri Delavenne,  Grammaire de la langue française… (1873)

“ C'est un père aussi bon que votre père, enfant, Instruisant ses petits à voler dans l'espace, A louer le Seigneur pour chaque jour qui passe, En leur donnant toujours des conseils dans un chant.
Il descend le matin du nid de mousse frêlej Pour prendre un peu de blé qu'il reporte là-haut Pour les faire grandir, puis afin que bientôt Leur cri devienne un chant, et leur duvet une aile.
Le plus petit oiseau, le Seigneur le bénit !
Il lui donne le blé que le moissonneur jette ; Et comme il pense à tout, ce Dieu bon, il émiette Un peu de son amour dans le plus humble nid.
”
Source : Gallica

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