Henri Delavenne, Petite anthologie des écoles et des pensionnats… (1877)
“ De trouver pour sa soif un calice de rose, De courber en jouant le roseau frissonnant, Et d'être le bijou que la nature pose, Au matin de sa fête, à son front rayonnant ! Laisse-le s'envoler, frère ! pour que je voie Son aile entre tes doigts glisser en frémissant; Pour que l'écho tressaille au son d'un cri de joie, Pour que, près de son nid, l'on s'arrète en passant ; Pour que le voyageur assis dans la prairie L'écoute, et pense au Dieu qui le donne au vallon ; Pour que, s'en retournant vers sa branche fleurie, Il aille à ses petits dire que l'homme est bon ! ”
