Maison forte

Définition et enjeux

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Puis, s'avançant, les bras croisés, vers le peintre, et contenant à grand'peine sa colère, elle dit : « — Mon souper est mauvais, Monsieur le difficile ; le couvert n'est peut-être pas assez beau pour votre majesté ? Il ne vaut pas celui de la Maison-Forte. On a fait de son mieux, pourtant.
« —Mais c'est très-bien, Nanette, vous êtes une bonne fille; vous m'avez toujours très-bien soigné ; je rends justice à votre zèle, à votre complaisance pour moi ; aussi je vais manger avec plaisir votre excellent souper. »
Source : Gallica

Portrait de André Gide André Gide Vers et prose

Pour que ton âme y puisse trouver un abri, un luxe digne d’elle, du confort, un emploi, des générations travaillèrent. Toi, l’héritier, le fils, pourquoi t’être évadé de la Maison ?
— Parce que la Maison m’enfermait. La Maison, ce n’est pas Vous, mon Père.
— C’est moi qui l’ai construite, et pour toi.
— Ah ! Vous n’avez pas dit cela, mais mon frère. Vous, vous avez construit toute la terre, et la Maison et ce qui n’est pas la Maison. La Maison, d’autres que vous l’ont construite ; en votre nom, je sais, mais d’autres que vous.
— L’homme a besoin d’un toit sous lequel reposer sa tête.
Source : Wikisource

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Marguerita, ma chère Marguerita, ne blasphémez pas ainsi. Les lèvres d'une jeune fille ne doivent que prier, chanter ou bénir. Vous étés comme
ces plantes élevées à l'ombre : elles croissent, grandissent, mais bientôt s'étiolent.
La foi est à la jeune fille ce qu'est le soleil à la plante ; c'est elle qui nous fait supporter les souffrances de cette vie en nous donnant l'espérance d'une vie meilleure.
Source : Gallica

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