Antonin Thivel

Résumé

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Que je suis heureuse ! disait au
peintre Marguerita. Votre Dieu, qui est aussi le mien, je vous l'assure, me comble de tant de faveurs que je veux l'aimer beaucoup, l'aimer toujours !. Je ne croyais pas qu'il fut si facile de marcher dans cette voie. Je me sens plus calme; mes idées sont devenues plus nettes, mes pensées plus élevées, mon cœur plus satisfait. Et si dans mon esprit s'élève quelque doute, je fais une prière, et, comme un rayon de soleil dissipe les nuages, de même la lumière se fait en mon âme. Combien ceux qui ne savent pas prier sont à plaindre !
Source : Gallica

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Le jour du départ du peintre, Mar - guerita était assise au soleil, non loin d'un grand massif de lauriers du Portu - gal. Le petit pâtre dessinait la barque et la voile ; sa maîtresse lui donnait des conseils et l'enfant, doué d'une vive intelligence et d'une merveilleuse aptitude, faisait de rapides progrès.
Marguerita aimait à donner des leçons à l'élève en souvenir du maître.
Ce jour-là le soleil était splendide, le ciel pur; les fleurs du jardin exhalaient de douces senteurs ; tout était exubérance dans la nature.
Le cœur de Marguerita battait à la
pensée de son fiancé.
Source : Gallica

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Il avait appris, par des paroles distinctes mais entrecoupées, que le germe de sa maladie avait été pris dans la forêt en dessinant aussi les ruines. Là ce jeune coeur, qu'aucune affection n'avait jamais fait battre, s'était révélé.
Élevée dans une complète sécheresse de cœur, la pauvre enfant ne connaissait pas même l'amitié. Elle n'avait jamais reçu une caresse qui pût lui faire sentir l'amour maternel. Née d'un crime, sa mère ne l'avait élevée que par devoir,
et cette malheureuse jeune fille ne savait rien de ce qui fait le bonheur de la vie.
Source : Gallica

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