Résumé

Édouard Maillard Campagne de France. 1870-1871. Les Soldats du Christ… (1871)

Vive M. le Curé ! Vive M. l'Aumônier ! Deux - fois les gardes nationaux et la foule sont venus me faire sortir des rangs ; leurs bras m'ont tendu la main, mais d'une manière si démonstrative que je croyais la mienne broyée. Quel enthousiasme délirant ! Pauvre peuple !
malgré tout ce qu'on a fait pour l'égarer, il croit encore en Dieu ; il a encore confiance au prêtre ; mais il faut se mêler à lui, lui parler le langage qu'il connaît. Qu'il est à regretter que tous les bataillons de la France n'aient pas
été accompagnés par un ecclésiastique de leur pays !
Source : Gallica

Édouard Maillard Campagne de France. 1870-1871. Les Soldats du Christ… (1871)

C'était curieux et édifiant de voir chaque zouave chercher un confesseur et demander à son camarade la demeure de l'aumônier. Ce soir, la prière n'était pas longue, mais combien elle était fervente ! Comme tous nous accentuions ces paroles de l'Ave Maria : « Et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il ! »
» Aussi pas un de nous ne part avec regret au combat.
Au contraire, nous sommes joyeux comme si nous allions à une fête ! Si tous les soldats français ne craignaient pas plus la mort que les zouaves de M. de Charette, les Prussiens n'auraient pas beau jeu.
Source : Gallica

Édouard Maillard Campagne de France. 1870-1871. Les Soldats du Christ… (1871)

Le rôle de la Sœur de charité n'est-il pas compris de l'âme sensible aussi bien que celui du soldat? Le premier n'a-t-il pas avec le second une connexion nécessaire, établie par les terribles conséquences du combat; il a sur lui une supériorité fondée sur le principe qui meut ordinairement ces deux sortes d'héroïsme. L'un meurt pour son, prince, l'autre meurt pour son Dieu. Non-seulement la Religieuse hospitalière affronte les balles ennemies, mais encore elle reçoit
souvent les miasme morbides qui s'échappent du lit où gémissent ceux qu'elle sert et qu'elle aime.
Source : Gallica

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