Évêque de Saint-Brieuc

Définition et enjeux

Jules Lamare Histoire de la ville de Saint-Brieuc

Il paraît que le duc de Bretagne s’était réservé, dans le partage fait avec Eudon, la juridiction sur les biens des églises et des monastères car, malgré les prétentions contraires des comtes de Penthièvre, la juridiction de l’évêque de Saint-Brieuc, connue sous le nom de Regaires, a toujours relevé du duc de Bretagne, puis du roi de France. L’évêque était ainsi le chef temporel et spirituel des habitants. La ville de Saint-Brieuc a donc été, avant tout, au moyen-âge, une cité épiscopale, sur laquelle le mérite ses évêques a seul jeté un peu d’éclat jusqu’au xvie siècle.
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Jules Lamare Histoire de la ville de Saint-Brieuc

I. — AVANT LA LIGUE.
Pendant les siècles que nous venons de parcourir, l’évêque de Saint-Brieuc avait joui, dans la ville épiscopale, d’un pouvoir considérable, non seulement au spirituel, mais au temporel, dans les affaires du fief et de la juridiction. Au xvie siècle, ce pouvoir va subir une sérieuse transformation, dont les causes ne tarderont pas à se manifester.
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Mgr Caffarelli fut le seul évêque de Saint-Brieuc sous le Consulat et l’Empire. Il se fît aimer de son clergé dans des moments bien difficiles et sut en choisir les membres les plus distingués comme vicaires-généraux : M. Manoir, qui prépara si bien le retour des prêtres schismatiques ; M. J.-M. de La Mennais, qui, quoique jeune, révélait déjà de grandes qualités ; M. Courcoux, l’ancien principal du collège, l’orateur distingué, qui fut nommé curé de la cathédrale à son retour de l’émigration et accompagna son évêque à Paris, au concile de 1811.
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