Pélagianisme

Définition et enjeux

Jean-Sébastien Dieulin Le bon curé au XIXe siècle, ou Le prêtre considéré sous le rapport moral et social… (1845)

La plupart des gens du monde, pélagiens dans leurs sentiments et leur conduite, se persuadent que la raison, les talents, l'expérience, le respect des bienséances, ou qu'un fonds de vertus naturelles, d'heureuses inclinations, pourront suffire à prévenir ou à réparer les vices de la jeunesse ; c'est une erreur que l'Eglise a condamnée en foudroyant le pélagianisme : de telles barrières sont trop faibles contre les penchants déréglés du coeur humain.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Religion, histoire, poésie (1868)

On connaît les erreurs de Pelage au quatrième siècle, contre lesquelles s'élevèrent si éloquemment saint Augustin et saint Jérôme : le pélagianisme niait le péché originel, et par conséquent sapait les fondements de la foi chrétienne. Son triomphe eût été l'anéantissement de la doctrine d'où allaient sortir les grandes destinées du monde moderne. Il semble donc que M. Michelet aurait dû s'associer, par la pensée, aux efforts des contemporains pour détruire d'aussi dangereuses erreurs. Loin de là, l'historien n'a d'autre reproche à faire au pélagianisme que d'être un rationalisme prématuré
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature