Albert Dufourcq, Le christianisme antique : des origines à la féodalité (1939)
“ Le Péché et la Grâce. Mais Dieu n'a pas voulu seulement élever l'homme jusqu'à lui, il a entendu encore s'abaisser jusqu'à l'homme. Car l'homme est pécheur : en même temps que l'infini, le Péché le sépare de Dieu. Nous avons tous péché en Adam. Pélage se trompe. L'humanité entière est une masse de péché, massa luti, massa peccati; elle n'a droit à rien autre qu'à la damnation éternelle. D'autant qu'elle est asservie, châtiment de son crime, à de vils instincts. Si grande, par bonheur, est la miséricorde de Dieu, qu'il veut sauver tous les hommes et leur donne à tous le désir du bien. ”
