Résumé

Martin Luther Mémoires de Luther écrits par lui-même…

Moi, aux paroles des pères, des hommes, des anges, des démons, j'oppose, non pas l'antique usage ni la multitude des hommes, mais la seule parole de l'éternelle Majesté, l'Évangile qu'eux-mêmes sont forcés de reconnaître. Là, je me tiens, je m'assieds, je m'arrête; là est ma gloire, mon triomphe; de là, j'insulte aux papes, aux thomistes, aux henricistes, aux sophistes et à toutes les portes de l'enfer. Je m'inquiète peu des paroles des hommes quelle qu'ait été leur sainteté; pas davantage de la tradition, de la coutume trompeuse. La parole de Dieu est au-dessus de tout.
Source : Gutenberg

Martin Luther Mémoires de Luther écrits par lui-même…

C'est lui qui a semé et fait naître Crotus, Egranus, Witzeln, Œcolampade, Campanus et d'autres visionnaires ou épicuriens. Je ne veux plus le reconnaître dans l'Église, qu'on le sache bien.»
Luther dit un jour en voyant le portrait d'Érasme: «Érasme, comme sa figure le montre, est un homme plein de ruse et de malice, qui s'est moqué de Dieu et de la religion. Il emploie de belles paroles: «le cher Seigneur Christ, la parole de salut, les saints sacremens,» mais il tient la vérité pour une très froide chose. S'il prêche, cela sonne faux, comme un vase fêlé.
Source : Gutenberg

Martin Luther Mémoires de Luther écrits par lui-même…

Ah! si saint Paul vivait aujourd'hui, que je voudrais savoir de lui-même quel genre de tentation il a éprouvé. Ce n'était point l'aiguillon de la chair, ce n'était point la bonne Técla, comme le rêvent les papistes. Oh! non, ce n'était point là un péché qui lui eût déchiré la conscience. C'est quelque chose de plus haut que le désespoir causé par les péchés; c'est plutôt la tentation dont il est parlé dans le psaume: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu délaissé? Comme s'il voulait dire: Tu m'es ennemi sans cause; et comme dans Job: Je suis pourtant juste et innocent.
Source : Gutenberg

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