Gérard de Nerval,
Voyage en Orient
“ C’est une route assez monotone : des plaines, des montagnes ou plutôt des montées, et toujours, toujours des sapins ; la plus grande partie de l’Allemagne est ainsi ; c’est ce qui la rend si verte dans les chants des poëtes. Hâtons-nous donc d’arriver à Augsbourg, une belle vieille ville, comme nous en verrons peu de ce côté, et qui m’a rappelé les bonnes cités des bords du Rhin. Celle-là mériterait un fleuve ou un lac pour baigner ses murailles et n’a pas même un ruisseau. Sa cathédrale est fort belle ; les rues sont charmantes avec leurs grandes maisons peintes à fresque du haut en bas. ”
