Jean-Roch Coignet,
Les Cahiers du capitaine Coignet
(1896)
“ Nous eûmes toutes les peines du monde à traverser la foule, si serrée qu'il fallut la refouler pour arriver; et là, tout l'état-major rangé, l'Empereur fit un discours. Il se fit apporter les aigles pour les distribuer à l'armée et à la garde nationale. De cette voix de stentor, il leur criait : « Jurez de défendre vos aigles! Le jurez-vous? » leur répétàit-il. Mais les serments étaient sans énergie; l'enthousiasme, était faible; ce n'étaient pas les cris d'Austerlitz et de Wagram; l'Empereur s'en aperçut. ”
