Résumé

Charles Bigot Gloires et souvenirs militaires… (1896)

Des soldats qui meurent. D'autres que d'affreuses blessures empêchent d'aller plus avant et qui, ne pouvant plus frapper l'ennemi, lui jettent comme dernier défi cette parole d'amour et de suprême regret : « Vive la France!.
En avant ! camarades. En avant ! et toujours ! »
Des poitrines, des bras rendus plus vigoureux encore, s'il est possible, par le désespoir d'une lutte sans trêve ni merci. Un tourbillon enfiévré de fureur et de mort. Lancés à toute vitesse et semblables à une tempête que pousserait le souffle le plus violent du Midi, nos cavaliers approchent de Morsbronn.
Source : Gallica

Charles Bigot Gloires et souvenirs militaires… (1894)

En un instant, cinq ou six officiers de différents corps réunis rassemblent leurs soldats; on enfonce la porte, on se précipite dans les cours, dans les escaliers, sur les terrasses, dans les chambres.
Quelle scène, quel carnage ! le sang faisait nappe sur les marches ! Pas un cri de plainte n'échappait aux mourants; on donnait la mort ou on la recevait avec cette rage du désespoir qui serre les dents et renvoie les cris au fond de l'âme. Les Turcs cherchaient peu à se sauver, et ceux qui se retiraient profitaient de tous les accidents de mur pour faire feu sur nous.
Source : Gallica

Charles Bigot Gloires et souvenirs militaires… (1894)

Mais vainement le maréchal renouvelle son appel aux plus braves de la brave division Morand; vainement il leur fait observer que l'Empereur et toute la grande armée les contemplent; on ne lui répond que par un morne silence, tant chacun avait la conviction que dépasser les murs de la grange sous les feux de l'ennemi, c'était courir à une mort certaine !. Alors l'intrépide Lannes s'écrie : « Eh bien ! je vais vous faire voir qu'avant d'être maréchal j'ai été grenadier et le suis encore !. » Il saisit une échelle, l'enlève et veut la porter vers la brèche.
Source : Gallica

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