Charles Bigot, Gloires et souvenirs militaires… (1896)
“ Des soldats qui meurent. D'autres que d'affreuses blessures empêchent d'aller plus avant et qui, ne pouvant plus frapper l'ennemi, lui jettent comme dernier défi cette parole d'amour et de suprême regret : « Vive la France!. En avant ! camarades. En avant ! et toujours ! » Des poitrines, des bras rendus plus vigoureux encore, s'il est possible, par le désespoir d'une lutte sans trêve ni merci. Un tourbillon enfiévré de fureur et de mort. Lancés à toute vitesse et semblables à une tempête que pousserait le souffle le plus violent du Midi, nos cavaliers approchent de Morsbronn. ”
