Arthur Bonnot, La bravoure française au XIXe siècle (1897)
“ Les clairons sonnent la charge avec furie, les tambours battent, huit cents pièces de canon dirigent leur tir sur les réserves de l'ennemi, tonnent avec un fracas épouvantable, et de toutes les tranchées débordent à flots des enfants de la France qui se précipitent sur la place assiégée. L'irruption des zouaves ressemble à une bordée de mitraille. — A nous Sébastopol ! A nous ! s'écrient ces héros. En un clin d'œil les glacis se couvrent d'assaillants qui se pressent, se poussent, sautent le fossé, gravissent le parapet où se tiennent les Russes ébahis, mais qui ne restent pas inactifs. ”
