Résumé

Arthur Bonnot La bravoure française au XIXe siècle (1897)

Les clairons sonnent la charge avec furie, les tambours battent, huit cents pièces de canon dirigent leur tir sur les réserves de l'ennemi, tonnent avec un fracas épouvantable, et de toutes les tranchées débordent à flots des enfants de la France qui se précipitent sur la place assiégée. L'irruption des zouaves ressemble à une bordée de mitraille.
— A nous Sébastopol ! A nous ! s'écrient ces héros.
En un clin d'œil les glacis se couvrent d'assaillants qui se pressent, se poussent, sautent le fossé, gravissent le parapet où se tiennent les Russes ébahis, mais qui ne restent pas inactifs.
Source : Gallica

Arthur Bonnot La bravoure française au XIXe siècle (1897)

Se défiant de ses chefs, ne se fiant qu'à Napoléon, et, par comble d'infortune, ne le voyant plus depuis que les ténèbres enveloppent le champ de bataille, elle le demande, le cherche, ne le trouve pas, le croit mort, et se livre à un vrai désespoir. — Il est blessé, disent les uns, il est tué, disent les autres, et à cette nouvelle qui se répand partout, notre armée fuit en tous sens, prétendant qu'on l'a trahie, que Napoléon mort elle n'a plus rien à faire en ce monde.
Source : Gallica

Arthur Bonnot La bravoure française au XIXe siècle (1897)

L'ennemi revient à la charge. Il est repoussé avec pertes par quatre fois. Le pont du chemin de fer est jonché de cadavres.
La Meuse roule des morts et des blessés dans ses eaux ensanglantées, sous un soleil splendide.
A la cinquième charge, les Bavarois parviennent enfin à déborder du pont et à s'emparer du bas du village. La lutte alors devient horrible. Nos « lignards » et nos « marsouins » rivalisent de courage. Ils courent comme des lions, balayent les bataillons à la baïonnette. Çà et là on se bat corps à corps, on s'assomme à coups de crosse, on se mord, on se piétine.
Source : Gallica

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