Bataille de Malakoff

Définition et enjeux

Les Militaires chrétiens de la guerre d'Orient (1856)

Lorsqu'il a été convenu que chacun enterrerait ses morts (après l'affaire du 23) , officiers et soldats français, anglais et russes se sont en un instant trouvés mêlés. Le drapeau blanc flottait sur la tour Malakoff.
Les soldats échangeaient des pipes. Les officiers se saluaient courtoisement. On n'aurait jamais dit que dans quelques heures tous ces hommes allaient recommencer à s'entre-tuer. La promenade des curieux était peu gaie sur ce champ de bataille, labouré par les boulets et les obus, jonché de débris d'armes, de gabions et de fascines démolis et de cadavres russes.
Source : Gallica

Paul de Leusse Souvenirs d'un aspirant de marine (1867)

Du haut des mâtures même les plus élevées, il est impossible de rien distinguer du côté de Malakoff; mais une lutte terrible s'est engagée là-bas : la bataille fait fureur, et si les yeux ne peuvent percer le voile épais qui enveloppe le lieu du combat, la pensée inquiète se forge des fantômes tantôt sinistres, tantôt triomphants.
Source : Gallica

victoires de l'Empire... (1861)

Un silence de quelques minutes précède la bataille : aussitôt les colonnes sortent de leurs retranchements et marchent sur la tour Malakoff, la plus forte position de la place ; Malakoff pris, Sébastopol tombe.
Il faut, pour arriver aux murailles, traverser un espace entièrement découvert, et les Russes attentifs, réunis en gros bataillons à l'abri de leurs bastions, couvrent de mitraille cet espace : sous cette grêle de fer, les Français s'élancent ; les zouaves, les chasseurs, la ligne, la garde, tous les corps rivalisent de fougue impétueuse
Source : Gallica

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