Résumé

Léonce Grandin Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff… (1901)

Cassaigne disait un jour en riant au colonel Lebrun, chef d'état-major de Mac-Mahon, en Crimée : « Mon Dieu, quand le général me reçoit mal, je ne m'en formalise pas ; je sais qu'il est comme ces Marseillais qui appellent leur fils : enfant de chien... par amitié. »
Ceux qui ne connaissaient pas le bon cœur de Pélissiër, se blessaient quelquefois de ces boutades de vieux soldat. Dans toutes les notes de la voix humaine, il était impossible, en effet, de rencontrer un air plus goguenard que celui avec lequel le maréchal accentuait ses railleries dites d'un ton lent et nazillard.
Source : Gallica

Léonce Grandin Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff… (1901)

Discuté la veille et abreuvé d'amertumes, il montait enfin au rang des victorieux, avec le bâton de maréchal et le titre de duc de Malakoff.
Cassaigne, au moment de l'attaque du 8 septembre, se trouvait dans un ouvrage très avancé;
il examinait les colonnes d'attaque qui se formaient prêtes à enlever Malakoff, lorsqu'un boulet de fort calibre, parti de la place, vint couper en deux le jeune officier. Il n'avait que trente-huit ans.
Une mort comme la sienne est digne d'envie pour un soldat. Des années qu'elle lui a ravies, les plus belles seraient écoulées.
Source : Gallica

Léonce Grandin Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff… (1901)

D'ordinaire, c'est un don que l'armée procure aux officiers qu'elle garde longtemps à son service. Il est difficile, en effet, d'exercer l'autorité avec quelque durée, sans apprendre à s'en servir. La volonté n'est qu'entêtement et violence, quand le bon sens ne la dirige pas. Ce n'était pas le cas de Pélissier, il avait du bon sens et tenait ferme dans ses desseins, parce qu'ayant d'avance prévu les obstacles, calculé leur force de résistance, il sentait qu'il pouvait marcher au but, sans étonnement, ni embarras.
Source : Gallica

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