Résumé

Charles Bocher Lettres et récits militaires, par Charles Bocher… (1897)

Je n'attaque pas son successeur, pour lequel j'ai aussi beaucoup d'estime et d'affection; mais je défends de toutes mes forces le général Canrobert. Il peut y avoir eu des erreurs commises; les plus grands capitaines ont fait et reconnu qu'ils avaient fait des fautes ; le succès à la guerre appartient à ceux qui en font le moins et surtout à ceux qui profitent le mieux de celles des autres. Mais je soutiens que les déceptions que l'on a rencontrées en Crimée tiennent à des causes qu'il est inutile d'énumérer ici et qui sont pour la plupart indépendantes des généraux commandant les troupes.
Source : Gallica

Charles Bocher Lettres et récits militaires, par Charles Bocher… (1897)

Je ne me console pas du départ du général Canrobert ; je ne puis espérer une société aussi agréable que la sienne ; et je perds en lui ce qui me rattachait aux souvenirs de l'Afrique et de la société de Paris. S'il a, un jour, le commandement de l'armée d'Orient, j'ai la promesse d'être attaché à son étatmajor, ce qui me conviendrait, sous tous les rapports.
Un régiment de cuirassiers vient de débarquer à Gallipoli; c'est un spectacle curieux de voir les chevaux jetés à la mer nager tranquillement, pour gagner le rivage.
Source : Gallica

Charles Bocher Lettres et récits militaires, par Charles Bocher… (1897)

Nous avons eu, l'avant-dernière nuit, une sortie des Russes très vigoureuse et parfaitement combinée contre nos ouvrages du siège de droite, du côté du mamelon Vert. C'est assurément la plus forte attaque que nous ayons eu à subir depuis Inkermann. Ils étaient de sept à huit mille, commandés par Khroulef. Nos troupes de garde ne s'y attendaient guère. Les tranchées, soudainement envahies par ces intrépides assaillants, ont été le théâtre d'un combat corps à corps des plus sanglants. Notre résistance énergique a fini par dégoûter l'ennemi, qui s'est retiré avec de très grandes pertes.
Source : Gallica

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