Jean Lorrain,
Heures d'Afrique
(1899)
“ Ancien repaire de bandits posté à l’entrée même du désert pour y détrousser les caravanes, El-Kantara a été pendant des siècles le mauvais pas de l’Aurès, le défilé sinistre et redouté. Assassins et voleurs de père en fils depuis les époques les plus reculées, les indigènes y ont la rapine dans le sang et tuent sans vergogne Européens et Arabes, autant pour s’en faire gloire que pour dévaliser ; la femme d’El-Kantara n’épouse volontiers qu’un homme au moins convaincu de trois meurtres. ”
