El Kantara

Définition et enjeux

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain Heures d'Afrique (1899)

Ancien repaire de bandits posté à l’entrée même du désert pour y détrousser les caravanes, El-Kantara a été pendant des siècles le mauvais pas de l’Aurès, le défilé sinistre et redouté. Assassins et voleurs de père en fils depuis les époques les plus reculées, les indigènes y ont la rapine dans le sang et tuent sans vergogne Européens et Arabes, autant pour s’en faire gloire que pour dévaliser ; la femme d’El-Kantara n’épouse volontiers qu’un homme au moins convaincu de trois meurtres.
Source : Gutenberg

Mohamed Ben Barca Choses d'Algérie (1891)

Quelle charmante route que celle qui conduit à Biskra ! Je ne saurais trop recommander cette promenade aux touristes avides de ces émotions saines que procure la contemplation d'un paysage pittoresque et grandiose.
El Kantara est le point de séparation du Tell et de la région saharienne. C'est un défilé sauvage, ou plutôt une coupure dans le rocher, qui donne accès à la pente sud de la ligne de partage des eaux. C'est la première et peut-être la plus jolie oasis de la province.
Source : Gallica

Voyage de S.M. Napoléon III en Algérie… (1865)

Les montagnes d'El-Kantara forment la ligne de séparation des Hauts-Plateaux et du Sahara, et s'interposent comme un immense rideau entre ces deux régions si différentes.
Lorsqu'on passe le défilé d'El-Kantara, on assiste à un véritable changement à vue d'un caractère saisissant : on se trouve brusquement transporté et, en quelque sorte sans transition, dans la région des oasis, dont on voit surgir sous ses pieds, au débouché même du défilé, un des verdoyants échantillons.
L'oasis d'El-Kantara se compose d'environ 200 maisons ; la population est de 16 à 1800 habitants
Source : Gallica

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