Charles Bocher, Le Siège de Zaatcha
“ Les soldats franchissent péniblement le mur d’escarpe ; guidés par l’infortuné chef de bataillon Guyot, ils courent à la brèche sous une pluie de feu, mais ils ont tant de peine à la gravir, qu’ils donnent aux Arabes le temps de diriger sur chacun d’eux un coup mortel. Pour comble de malheur, le petit nombre qui parvient à gagner le haut de la brèche ne peut se servir de ses cartouches gâtées par l’eau. Impossible de se défendre : il faut se retirer, mais en repassant sous le feu le plus meurtrier. Tout ce qui est blessé, tombe dans le fossé et se noie. ”
