Charles Bocher

Résumé

Charles Bocher Le Siège de Zaatcha

Les soldats franchissent péniblement le mur d’escarpe ; guidés par l’infortuné chef de bataillon Guyot, ils courent à la brèche sous une pluie de feu, mais ils ont tant de peine à la gravir, qu’ils donnent aux Arabes le temps de diriger sur chacun d’eux un coup mortel. Pour comble de malheur, le petit nombre qui parvient à gagner le haut de la brèche ne peut se servir de ses cartouches gâtées par l’eau. Impossible de se défendre : il faut se retirer, mais en repassant sous le feu le plus meurtrier. Tout ce qui est blessé, tombe dans le fossé et se noie.
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Charles Bocher Le Siège de Zaatcha

Les Arabes étaient consternés ; ceux des oasis voisines accoururent se livrer sans condition au général Herbillon. Au surplus, jamais spectacle plus propre à terrifier les imaginations ne s’était offert à leurs yeux. La ville détruite de fond en comble, les mosquées renversées, les habitans massacrés, les têtes de Bou-Zian, de son jeune fils et de Si-Moussa plantées au milieu du camp, les tribus nomades dispersées et dépouillées, les frais de la guerre imposés aux vaincus, tout leur disait assez à quels maîtres auraient affaire désormais les révoltés.
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Charles Bocher Le Siège de Zaatcha

Dans le même temps, une sortie des plus vives avait lieu contre tout le côté droit de notre ligne d’attaque. Les femmes, plus féroces que les hommes, conduisaient elles-mêmes au feu tout ce qu’il y avait de plus fanatique et de plus résolu dans Zaatcha ; mais les chasseurs avaient eu le temps de courir à leurs retranchemens, encouragés par l’arrivée de leur chef de bataillon, le commandant Levassor Sorval, et de son adjudant-major, M. Duplessis, tous deux prompts à se porter partout où est le danger ; ils reçurent les Arabes avec cet aplomb qui déconcerte l’attaque la plus audacieuse.
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