Résumé

Charles Martins II. — Les Oasis, les Populations indigènes et la Vie au désert

Peu à peu, avec le temps, au contact de la civilisation, cette humeur vagabonde pourra se modifier ; mais le temps est un élément dont nul progrès ne saurait se passer. Une vérité ne s’établit qu’avec l’aide du temps, et on ne modifie les habitudes d’un peuple qu’en préparant le succès par l’action lente des siècles, la plus puissante de toutes dans l’ordre moral comme dans l’ordre physique.
Le Berbère est dans les oasis ce que le Kabyle est sur les montagnes : sédentaire, cultivateur, ami de la paix, il a besoin de la protection française contre l’Arabe, qui l’opprimait depuis si longtemps.
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Charles Martins II. — Les Oasis, les Populations indigènes et la Vie au désert

Lorsqu’un jour les oasis se seront rejointes, grâce aux fontaines jaillissantes que le général Desvaux fait surgir de toutes parts, et qu’une forêt de palmiers unira Biskra à Tougourt, alors des rails s’ajouteront bout à bout sur ces plateaux désertiques que la nature semble avoir préparés pour les recevoir. La civilisation pénétrera dans le désert, rayonnant d’un côté vers l’Égypte, de l’autre vers le Sénégal : elle achèvera la mission des martyrs de la science et de l’humanité qui ont péri dans l’Afrique centrale en attaquant dans son repaire le monstre hideux de l’esclavage.
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Charles Martins II. — Les Oasis, les Populations indigènes et la Vie au désert

Dans les intervalles des dunes, je ne voyais rien ; mais, arrivé au sommet, le désert sans limites s’étendait devant moi. Le soleil, suspendu au-dessus d’un horizon circulaire comme celui de la mer, semblait seul vivant au milieu de cette nature inanimée. Tout à coup j’aperçois des cimes de palmiers dont je ne voyais pas les troncs ; je crois à une illusion, à un mirage ; nous avançons, les cimes se dessinent mieux, mais les troncs n’apparaissent pas.
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