Résumé

Edouard Gibert Les Diligences au Sahara , par Edouard Gibert… (1887)

Nous franchissons le Col des Caravanes, ligne de partage des eaux qui se déversent, au sud dans le Sahara, au nord dans les Zahrez. La piste est toujours médiocre ; néanmoins nous arrivons sans encombre au caravansérail d'Aïn-Bel.
L'eau abonde, la végétation est magnifique, comme Djelfâ, c'est une oasis sans palmiers. Un village construit à l'arabe avec des rués plus accessibles et des maisons moins défectueuses n'a pu retenir les nomades qui lui ont préféré la tente et la vie avantureuse. Ce n'est cependant pas un désert : on y habite encore et les cultures
Source : Gallica

Edouard Gibert Les Diligences au Sahara , par Edouard Gibert… (1887)

L'oasis n'a pas moins de 28,000 palmiers et se développe de plus en plus, grâce au percement de puits nouveaux. La moisson est terminée; on dépique les céréales en les faisant piétiner par des bêtes de somme qui tournent en rond autour d'une aire. Pour celles dont le grain adhère le moins à l'épi, on se contente des pieds humains agités en cadence sur un rythme lent et triste. La dure opération est convertie en une danse accompagnée de chants.
Source : Gallica

Edouard Gibert Les Diligences au Sahara , par Edouard Gibert… (1887)

On m'a affirmé que ces ménages n'étaient pas absolument mal vus; mais au Djebel-Amour, le mari reste dans un état de grande infériorité. La femme invite l'étranger à prendre le café, et le mari discret s'éloigne tant que dure la visite. Il se contente de retirer momentanément son anneau de mariage.
Boghari est la ville de plaisir des Arabes qui y trouvent toutes les joies de leur paradis et l'alcool en plus. Ce qui les enivre par dessus tout, c'est la danse, plus gracieuse et plus variée que celle des mauresques, laquelle n'est pour moi qu'une claudication rythmée (1) .
Source : Gallica

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