Louis Léon Cyrille Armieux

Résumé

Louis Léon Cyrille Armieux Topographie médicale du Sahara de la province d'Oran (1866)

J'ai vu des lacs pleins d'eau au milieu des dunes ; ils paraissent permanents, la végétation, qui les entoure et limite leurs bords, l'atteste. J'ai vu des villages, des oasis, entourés de dunes, et il ne semble pas que les amas de sables aient jamais tenté d'envahir les jardins ou les maisons, contre lesquels ils viennent battre comme les flots d'une mer en furie.
Source : Gallica

Louis Léon Cyrille Armieux Topographie médicale du Sahara de la province d'Oran (1866)

Malgré le vent le ciel reste pur, seulement il est obscurci par les nuages de poussière impalpable et les tourbillons de sable soulevés autour de nous. Nos tentes sont ébranlées par le souille impétueux de l'air et leurs parois tamisent une pourrière fine qui pénètre partout ; les vêtements, les aliments en sont imprégnés ; les yeux deviennent rouges, douloureux, larmoyants ; les lèvres se gercent, la bouche et la gorge se dessèchent; le sable produit une sensation désagréable dans les dents ; la tête est lourde, la soif ardente ; les narines deviennent pulvérulentes
Source : Gallica

Louis Léon Cyrille Armieux Topographie médicale du Sahara de la province d'Oran (1866)

Il semble extraordinaire qu'en Algérie, où le froid n'atteint jamais les proportions qu'on observe en France tous les ans, les accidents produits par le froid soient plus communs et plus nombreux. Cela tient à ce que, en Afrique, comme dans tous les pays chauds, l'organisme se transforme pour lutter contre les hautes températures et n'est nullement préparé à réagir contre des froids subits, imprévus.
Les variations brusques de température sont pernicieuses dans tous les pays et les écarts du thermomètre dans les vingt-quatre heures peuvent servir à déterminer la salubrité d'un climat.
Source : Gallica

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