Ferdinand Quesnoy

L'Algérie (1885)

Résumé

Ferdinand Quesnoy L'Algérie (1885)

C'est le pays le plus aride, le plus stérile, le plus desséché que l'on puisse imaginer; il n'y croît absolument rien sur les monts. Le long des cours d'eau il y a quelques palmiers et quelques arbres fruitiers. L'oasis de Kriran, sur l'oued el Arab, est une des plus importantes, et pourtant elle se réduit à quelques groupes de palmiers au pied d'un mamelon sur lequel repose un misérable village. Ce pays déshérité est soumis à l'action pernicieuse du chehli, ce vent du sud-ouest qui corrode tout et fait un sol nu de celui qui fut couvert de végétation.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy L'Algérie (1885)

Cette ville est admirablement située pour donner à un touriste le plaisir d'embrasser d'un coup d'oeil un horizon sans limite du côté du désert; elle est perchée sur une sorte de cap qui s'avance et domine tout le pays ; en bas coule le Chéliff, dans un profond ravin. Une plaine de 2 à 3 kilomètres sépare le spectateur d'une chaîne de petites collines rocheuses sur laquelle se trouve la petite ville de Boghari Ksour, habitée par des Arabes qui gardent des dépôts laissés par les nomades à leur passage.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy L'Algérie (1885)

La conquête de l'Afrique avait coûté aux Arabes des centaines de mille hommes et soixante-dix années de combats, dans lesquels ils ont montré une opiniâtreté égale à celle des populations qu'ils voulaient courber sous leur loi. Il leur a fallu déployer contre les populations toutes les rigueurs de la conquête pour leur faire abandonner leurs idoles. Mahomet avait dit dans le Coron: « Combattez les infidèles jusqu'à ce qu'il n'y ait plus lieu aux disputes : combattez jusqu'à ce que la religion de Dieu domine seule sur la terre. »
Source : Gallica

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