Résumé

Achille Fillias Nouveau guide général du voyageur en Algérie (1865)

Traire les vaches, battre le lait pour faire du beurre, aller au bois et à l'eau, quelquefois à une lieue de la tente, en revenir chargée comme une bête de somme, tourner toute une journée un moulin à bras pour faire de la farine et ensuite du pain ; cuisiner cet éternel couscoussou et tisser cette interminable toile de Pénélope, qu'on appelle un burnous; grelotter en hiver, pieds nus, sous des haillons gelés; se rôtir, en été, sous un soleil de feu, sur une terre, ardente ; ce n'est certes pas là une existence à envier.; mais sa face la plus triste n'en paraît point encore.
Source : Gallica

Achille Fillias Nouveau guide général du voyageur en Algérie (1865)

Bientôt, à 2,300 mètres d'Alger, la voie s'abaisse et s'arrête brusquement dans un défilé si étroit, que la place semble avoir manqué pour continuer le déblai. Un café indigène, de construction mauresque, avec une fontaine à ses pieds, borde l'Oued, presque à sec l'été, et qui gronde l'hiver, en franchissant la cascade, au devant d'un moulin. Trois arêtes montagneuses, séparées par d'abrupts ravins, bornent tout à coup l'horizon. Un sentier sinueux escalade perpendiculairement le versant, derrière l'usine.
Source : Gallica

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