Maurice Wahl

L'Algérie (1903)

Résumé

Maurice Wahl L'Algérie (1903)

La stérilité du Sahara ne tient pas à la composition de son sol; en d'autres pays, des formations géologiques semblables se prêtent parfaitement à la culture; la sécheresse du climat est l'unique, mais redoutable ennemi ; le désert arrosé ne serait plus le désert. Partout où l'homme a pu trouver de l'eau en quantité suffisante, il s'est installé, il a créé ces îlots de verdure que l'on nomme des oasis. De loin, l'oasis apparaît comme une tache sombre, comme une forêt continue où se pressent les cimes des palmiers. Le palmier doit plonger ses pieds dans l'eau et sa tête dans le feu du ciel
Source : Gallica

Maurice Wahl L'Algérie (1889)

Les Maures ne sont pas une race, mais un résidu de toutes les races ; le sang phénicien, berbère, romain, arabe, turc se mêle dans leurs veines ; l'Europe a fourni son contingent, surtout au temps de la piraterie, quand les renégats et les captifs se comptaient par milliers. Cette population n'a jamais joué un grand rôle en Algérie; les Turcs la méprisaient, la conquête française n'a trouvé chez elle ni résistance ni concours. Ces hommes gras et lymphatiques ne sont pas de ceux qui créent les événements, ils les subissent avec une passivité indifférente.
Source : Gallica

Maurice Wahl L'Algérie (1882)

Du sud-est et du sud-ouest aussi bien que du sud viennent les vents sahariens. Quand ils soufflent avec force, ils présentent les caractères du siroco : des courants de feu traversent l'atmosphère, aspirant l'humidité, desséchant l'air et le sol; un vague malaise oppresse la poitrine des hommes et accable les animaux, les plantes souffrent aussi, les feuilles jaunissent et se tordent comme sous la brûlure de la gelée. Une poussière ténue se répand, s'élève de terre et donne au ciel des teintes rouges d'incendie. Le siroco peut s'établir en toute saison
Source : Gallica

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