Résumé

Ernest Mercier L'Algérie et les questions algériennes… (1883)

Au point de vue pratique, nous croyons avoir démontré combien il était difficile au colon sans ressources de réussir dans une concession qu'il n'a pas le moyen de mettre en valeur. Les défenseurs de ce système parlent de l'attrait que cet avantage offre à l'émigrant, mais, si le prolétaire n'apportant dans la colonie d'autre capital que son travail n'emploie pas fructueusement ce travail, le gain est nul pour la colonisation. L'homme ainsi attiré ne tarde pas à épuiser ses forces et à devenir une nonvaleur, une charge, et c'est un bénéfice à l'actif de la colonie quand il disparaît.
Source : Gallica

Ernest Mercier L'Algérie et les questions algériennes… (1883)

On pourrait trouver un ministre de l'Algérie compétent, mais on ne saurait admettre a priori que le corps des ministres le soit. A tous les chefs, les décrets des rattachements sont condamnables; c'est une oeuvre mort-née, faite en dehors du Parlement et en dehors des Algériens et nous sommes bien tranquilles sur les suites de l'essai loyal qu'on en veut faire. C'est du temps perdu, voilà tout.
De ce que nous repoussons l'assimilation telle qu'elle se présente à nous sous forme de centralisation, s'ensuit-il que nous nous prononcions pour l'autonomie absolue? Nullement.
Source : Gallica

Ernest Mercier L'Algérie et les questions algériennes… (1883)

Jamais on n'éprouve plus vivement cette surprise et ce regret que lorsqu'on arrive directement de l'Algérie en Tunisie, car jamais et nulle part, la nature ne paraît avoir réuni plus intimement deux contrées que le caprice des hommes a séparées, en restituant l'une à la civilisation et abandonnant l'autre à la barbarie. Ainsi Bône, située près de la frontière entre ces deux pays, si semblables sous le rapport de leur configuration physique et de leur population indigène, paraît marquer la limite entre deux mondes complètement différents.
Source : Gallica

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