Louis Vignon

Résumé

Louis Vignon La France en Algérie (1893)

L'existence la plus simple lui suffit. Les Kabyles, les sédentaires de la plaine, les nomades, agriculteurs et pasteurs, ont, avec des nuances, le même désir, le même rêve d'une vie très simple dans le village, dans la tribu, sans ambition, sans lutte, sans aucune recherche d'amélioration. Voyez ces nomades qui ne savent pas lire, qui récitent mécaniquement leur prière, et sains de corps, dépourvus de tracas, de préoccupations, passent leurs journées en route dans les solitudes, ou assis sur le sable en face de leurs troupeaux et de leurs enfants.
Source : Gallica

Louis Vignon La France en Algérie (1893)

Dans la région du Tell et sur les premières pentes des Hauts Plateaux, le soleil a déjà doré les champs d'orge, de blé, d'avoine; les arbres fruitiers sont en pleine floraison, les grains de raisin commencent à s'enfler; le colon, s'il n'a ni les sauterelles, ni le siroco, espère avoir une magnifique récolte. Partout où les cultures ne couvrent pas le sol, la terre, dans une admirable transparence d'air, est parée de mille fleurs jaunes, rouges, bleues, violettes, que dépassent les longues tiges flexibles de l'asphodèle rose.
Source : Gallica

Louis Vignon La France en Algérie (1893)

Le soleil est si chaud au milieu de l'été que l'on ne peut poser le pied nu sur le sol, ni porter la main sur un objet 1. Cependant la créature humaine ne souffre pas encore assez; tout à coup, le ciel prend à l'horizon une teinte rougeâtre, devient peu à peu grisâtre et livide; le soleil, dépouillé de ses rayons, offre un aspect sanglant; l'atmosphère se charge de sable fin, emporté par le vent comme l'écume de la mer pendant la tempête ; le désert se creuse et devient houleux; c'est le simoun qui passe! La poitrine du voyageur est oppressée, son oeil est sanglant, les chameaux
1.
Source : Gallica

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