Mzab

Définition et enjeux

Portrait de Onésime Reclus Onésime Reclus,  France, Algérie et colonies

“ De ces cités, la plus grande, Ghardéia, sise à 530 mètres, peut bien avoir 11 000 âmes. Les jardins sont magnifiques : spectacle inattendu quand on les voit des corniches flamboyantes qui contemplent le cirque des Béni-Mzab, ils ont ensemble 180 000 palmiers.
La force du Mzab vient de sa pauvreté. Ces craies calcinées sont comme la Savoie gélide, la volcanique Auvergne, l’humide Limousin. Les Mozabites fuient le Mzab et ce peuple de 32 000 hommes remplit de ses émigrants Alger et mainte ville du Tell d’Algérie et de Tunisie.
”
Source : Wikisource

Commandant Robin,  Le Mzab et son annexion à la France… (1884)

“ Nous connaissons déjà la position de Berrian ; la septième ville du Mzab, Guerara, est à 88 kilomètres au nord-est de Ghardaïa, sur l'Oued Zegrir, près du bord oriental de la chebka.
Dans la chebka du Mzab, les chemins, au nombre de trois ou quatre seulement, vont tous du Nord au Sud, sauf celui qui suit l'Oued Mzab ; le pays est tellement difficile que si on s'engageait sur ces chemins avec des chevaux ou des chameaux, on ne pourrait plus se dérober à droite ou à gauche, et qu'on pourrait se trouver pris comme dans un filet.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Le Goffic Charles Le Goffic,  La Rose des sables

“ Ils mènent une double vie : l’une secrète, repliée, dans les entrailles des gours en forme de pyramides d’où pendent leurs cités ; l’autre, extérieure, commerçante et vagabonde (au moins pour les hommes, car les femmes ne bougent jamais du Mzab, n’y hasardent dans les rues qu’une moitié de prunelle) .
L’âme du négoce est demeurée en eux si forte, qu’on dit qu’un Mzabite vaut deux juifs. Alger les connaît, comme Oran et Constantine, sous le sobriquet de Moutchous ou Ben-Titis ; mais leur loi, très stricte, les oblige à retourner tous les deux ans dans le Mzab.
”
Source : Wikisource

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