Kouskous

Définition et enjeux

Georges Droux,  Lumière, Alger-la-Blanche : poésies (1922)

“ Kouskous ou méchoui, l'été quelques fruits rèches, L'hiver, du lait, des glands, du miel, desfigues sèches, Forment tout le menu du nomade frugal Pour qui ces mets sans faste ont l'attrait d'un régal...
Le kouskous est-il prêt, le Maître vient et mange, Seul, sans mot dire, sans souffrir qu'on le dérange ; Puis, à l'outre de bouc il s'abreuve à longs traits ; Et, quand il est repu, mais seulement après,
Sa smala, dont le ventre est creux, peut se permettre De manger à son tour... ce qu'a laissé le Maître.
”
Source : Gallica

François de Gélis,  Trois mois en Tunisie : journal d'un volontaire (1882)

“ Le Kouskous est le plat obligé de toutes les grandes cérémonies. Qu'il s'agisse d'une noce, d'un enterrement ou d'une réception quelconque, le Kouskous fait toujours son apparition.
Les tribus qui demandent l'aman ne manquent jamais de l'oftrir à leur vainqueur. Et lorsqu'un Arabe vous a offert le Kouskous (il n'y a que les grands chefs qui se permettent de pareilles prodigalités) vous pouvez vous féliciter d'avoir été traité à l'égal des hôtes les plus illustres.
”
Source : Gallica

Paul Jacquinot d'Oisy,  Autour du Rhamadan tunisien, mélanges de voyage et de musique (1887)

“ Chaque samedi, ils illuminent leur capharnaüm blanchi à la chaux avec les rideaux blancs des lits à armature puissante et le divan à fleurs rouges.
Chaque vendredi soir le « kouskous » mijote sur le fourneau. On se nourrira de ce plat succulent toute la journée suivante, car le samedi ma propriétaire ne ferait pas mon lit pour un empire et ne gratterait pas une allumette quand bien même elle se trouverait dans des ténèbres épaisses. Ce qui ne me parut pas banal, ce fut cette entrevue que me ménagea dame Hafsia avec une sorcière
”
Source : Gallica

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