Résumé

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La Grande ville ou Paris il y a vingt-cinq ans… (1867)

Mais dans cette grande ville, où le malheur, la fortune, la peine et le plaisir habitent souvent sous le même toit, disons vite que l'égoïsme n'a pas endurci tous les cœurs, et que la bienfaisance est, au contraire, la vertu la plus commune, la plus naturelle des Parisiens ; que la grisette quittera vivement ses crêpes pour aller secourir son voisin qui souffre, que l'étudiant offrira tout ce qu'il possède, et que même la dame élégante du premier, le petit-maître du second, s'empresseront aussi devenir en aide à celui qui manque de tout dans un grenier.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La Grande ville ou Paris il y a vingt-cinq ans… (1867)

Ma femme n'a jamais de douleurs sourdes, dit M. Boulignot; quand, par hasard, elle se fait la plus légère égratignure, elle crie comme un aveugle qui a perdu son rotin.
Madame Boulignot donne une petite tape sur le bras de son mari, en disant : « Taisez-vous donc, mauvais cœur ! » d'un air qui signifie : Ah ! cher ami, que tu es aimable ! »
- Mais où donc est mademoiselle Ophélia?. Je ne l'aperçois pas, reprend Boulignot en examinant tous les petits coins du salon, comme s'il cherchait la demoiselle de la maison sous les meubles.
Source : Gallica

Portrait de Paul de Kock Paul de Kock La Grande ville ou Paris il y a vingt-cinq ans… (1867)

Mais voilà maintenant le charretier qui s'approche avec sa voiture ; il la fait avancer du côté de cette dame. Elle n'a que le temps de se ranger pour ne pas être écrasée ; elle s'esquive, elle cherche, par un autre côté, à se rapprocher de son bois et de son cordeur, mais la maudite charrette ne reste pas un moment tranquille :
le charretier prend à lâche de faire avancer, reculer,
retourner son cheval, de façon qu'étant à chaque instant occupée du soin de sa sûreté, il n'est guère possible à la personne qui achète d'avoir l'œil sur le cordeur.
Source : Gallica

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