Ernest Coquelin

Ernest Coquelin

Résumé

Portrait de Ernest Coquelin Ernest Coquelin Le livre des convalescents... (1885)

Une vieille dame maigre aperçoit le chien , et s' écrie aigrement : « On ne monte pas avec des chiens ! » Georges fait des clignements d' yeux et des grimaces de commisération à la vieille ; vaines grimaces . – « En bas le chien ! » – Tout le tramway , grosses dames avec gros paquets , bourgeois à lunettes avec parapluies , petits vieillards , morveux , crient : « En bas le chien ! » Georges riposte : « Jamais il ne me quittera ! »
– « Vous ne pouvez pas , on n' a pas le droit , » crie tout le monde , excepté une gamine qui trouve que le toutou n' a pas l' air méchant .
Source : Gallica

Portrait de Ernest Coquelin Ernest Coquelin Le livre des convalescents... (1885)

C' est le nez d' Hyacinthe !
Seule , Notre-Dame de Paris conserve sa beauté souveraine au milieu de l' île Saint-Louis , qui ressemble à un vaisseau à l' ancre . Montmartre est plat comme la galette de son moulin . Sous nos pieds l' arc de triomphe de la place du Carrousel : on dirait un petit banc d' ouvreuse ; et l' Institut : jamais l' idéal des académiciens n' ira aussi haut que moi !...
Nous montons toujours . La pluie tombe un peu ; l' eau est plus fraîche là-haut , elle est plus neuve .
Source : Gallica

Portrait de Ernest Coquelin Ernest Coquelin Le livre des convalescents... (1885)

La lutte des ambitions et des cupidités soulève comme une tempête où les pauvres passagers , comme nous gens de bien qui ne convoitons rien et n' entendons dépouiller personne , sommes secoués et pris d' un invincible mal de mer . C' est à nous tous que Coquelin cadet a pensé , ayant certainement conçu le généreux but de nous distraire un instant de ce spectacle écœurant autant qu' effroyable , un peu comme on fait aux enfants qui pleurent en leur montrant une mouche sur la vitre ou un oiseau dans le ciel , quelque chose d' ailé en tous cas .
Source : Gallica

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