La crémation, procédé funéraire consistant à incinérer le corps d’un défunt afin d’en obtenir des cendres, a longtemps été pratiquée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, et connaît aujourd’hui une reprise en Occident. Ce mode de traitement, souvent motivé par des raisons sanitaires ou symboliques, a inspiré des réflexions variées chez les auteurs. Jean Finot souligne son intérêt historique pour prévenir la contagion, tandis que Lucien de Reinach évoque des pratiques anciennes de séchage des corps avant l’incinération.
Philippe Frédéric Buchholtz compare la crémation à l’inhumation, alternant selon les cultures, et Prosper-Olivier Lissagaray critique l’incomplétude de certaines pratiques funéraires. Ces analyses mettent en évidence une tension entre les traditions religieuses, l’hygiène publique et les rites funéraires, illustrée par la coexistence de la crémation et de l’inhumation dans de nombreuses sociétés.