Résumé

A de Tourdonnet Essais sur l'éducation des enfants pauvres… (1861)

Mais il n'en est pas ainsi de l'apprentissage ou plutôt de l'éducation agricole. Ici la force physique cède le pas à l'adresse, et l'adresse se centuple par l'intelligence; il faut non-seulement que l'ouvrier, homme fait ou adolescent, enfant même, puisse accomplir la tâche qu'on lui confie, mais, encore il doit comprendre, il doit savoir, il doit aimer.
Or, si la science s'apprend, le goût de la profession, l'amour des champs, est intuitif ; il ne s'impose pas, mais il pénètre, il persuade, il s'infiltre par tous les pores, il inonde le cœur, pour ainsi dire.
Source : Gallica

A de Tourdonnet Essais sur l'éducation des enfants pauvres… (1861)

Mais, est-ce que par hasard on voudrait refuser à l'État ce qu'on accorde au père de famille, lorsque l'État remplit un devoir identique ? Est-ce que le tuteur n'est pas légalement substitué aux droits du père ? Est-ce qu'il n'a pas mission, socialement parlant, d'assurer par l'éducation l'avenir de l'enfant dont il a la tutelle ?
Si une mère a deux enfants, elle les aime également dans le fond de son cœur. Mais, si l'un est fort et bien constitué, s'il est beau, selon le langage des hommes, elle le confiera à la providence de Dieu.
Source : Gallica

A de Tourdonnet Essais sur l'éducation des enfants pauvres… (1861)

« Les enfants des nourriciers, les enfants des pauvres n'apprennent rien de plus que l'enfant trouvé placé auprès d'eux, ils n'ont pas d'autres notions de morale que lui. Pourquoi lui faire de son origine un titre de faveur? » Nous le répétons, nous ne voulons pour l'enfant trouvé ni faveur, ni préférence ; nous procédons à son égard de l'égalité et du droit commun. Mais le droit commun veut précisément que chaque chef de famille soit maître de l'éducation de ses enfants ; et, pourvu qu'il se soumette aux lois, nul n'a le droit de violer le sanctuaire du domicile privé.
Source : Gallica

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